Léda n’aime pas Zeus, lui s’en fout, il a beaucoup d’amour, il est généreux,
Et son droit de cuissage et de reproduction, n’est pas fait pour les chiens…
Alors il en profite. Zeus est Zeus ! nom de Zeus !
Pour baiser la belle Il se transforme en cygne :
Léda nue est à poil, et Zeus un emplumé.
Le cygne se hausse du col, il trompette ! Un signe qui ne trompe pas,
Il est gonflé le bougre, malgré des pieds palmés
Et un petit zizi qui chatouille Léda,
C’est un équipement de piapia qu’il sort du duvet.
Alors Léda rit.
Mais cette belle oie blanche paye de sa personne son amour pour les bêtes,
Bonté divine la voilà transpercée.
Et Zeus qui s’endort, l’animal ! Un drôle d’oiseau celui là. Un bien vilain canard.
Léda maintenant, c’est le dindon de la farce, elle pleure et s’interroge,
Car c’est toute une couvée qu’elle porte en son sein,
A l’intérieur de son ventre, des hommes ou des dieux ? Ou bien des volatiles ?
Des becs, des ongles, des ailes ou des cuisses ? des O.G.M., des anges peut être !
Léda en faiseuse d’ange ! Ou bien du caca d’oie ?
Non, car elle pondra deux beaux œufs avec des vrais jumeaux dedans,
Et ces homozygotes feront bien parler d’eux. :
Castor, Pollux, Hélène et Clytemnestre, tous bien foutus,
Mais la vie qu’ils vivront, les pauvres, c’est une tragédie.
et pendant ce temps là, Tyndare, le mari de Léda caresse pomponette.
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leda pierre de Lens
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Léda pierre de Lens 0,8 x 0,4 x 0,3 m